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Eric Albert, journaliste à surprises

Eric Albert, journaliste à surprises

À quoi reconnaît-on un bon journaliste ? À sa façon d'alterner analyse, reportage, chronique, factuel. Puis de revenir à l'essentiel : le terrain. De Londres, Eric Albert a toujours une info sous la main.

Quand il traverse la Manche pour s’installer à Londres au début des années 2000, Eric Albert ignore que quinze ans plus tard, il va couvrir le plus aride des sujets : le Brexit. De 2016 à 2020, une crise de nerfs entre Londres et Bruxelles nourrit un flux d’articles jusqu’à la délivrance : un accord juste avant Noël. Mais à quelque chose malheur est bon : grâce aux Brexiters, Eric Albert connaît l’UE par cœur. Et depuis les bords de la Tamise, le correspondant du Monde se joue des frontières puis devient le phare de l'économie européenne au journal. Cerise sur le pudding : le 24 février 2023 il fait un aller et retour à Francfort : « Voyage au cœur de la Banque centrale européenne (BCE) ». Et quel voyage !

Quiconque a une allergie pour la finance est invité à lire 4 290 mots qui racontent la « tour de contrôle de l’euro ». Pourquoi Christine Lagarde se fait-elle colombe, rachetant les dettes d’État sans compter (2020), puis faucon, poussant les taux d’intérêt vers le haut (2022) ? Où son prédécesseur Mario Draghi a-t-il lancé « Whatever it takes », formule qui stoppa nette la spéculation sur l’euro ? À quoi servent le laboratoire de lutte contre les contrefaçons et la salle des marchés ? Comment une tarte aux pommes a-t-elle sauvé l’euro le 18 mars 2020 à 23 h 48 ? Dans « une double tour immense reliée par des parois de verre » où travaillent 2 800 salariés, Eric Albert grimpe au 40e étage, là où Mme Lagarde a son bureau. Sur une étagère trônent un ou deux coquillages, mais aussi « un faux billet de 175 euros offert par la Banque du Portugal pour son 175e anniversaire » : même les financiers ont de l’humour.

Mais quand 26 gouverneurs arrivent de toute l’Europe pour fixer le prochain taux d’intérêt, alors Eric Albert doit quitter la salle : « les choses sérieuses commencent ». Toutefois un gouverneur lui confie peu après : la rédaction du communiqué de presse fut soupesée au mot près. « Faut-il dire que la BCE "a l’intention" (intend, en anglais) ou bien "prévoit-elle" (expect) d’augmenter en mars son taux de 0,5 point supplémentaire ? La première option sera finalement retenue, ce qui offre une toute petite marge de manœuvre pour potentiellement changer d’avis par la suite. »

Forçats de la route dans l’UE

Puis voilà le journaliste du Monde sur un parking d’autoroute à Hazeldonk aux Pays-Bas. Après la pluie, quatre routiers cassent la croûte : « Trois sont du Kirghizistan, le quatrième vient du Tadjikistan. Ils conduisent des camions immatriculés en Lituanie. » Deux d’entre eux sillonnent l’Europe depuis six mois, dormant dans leur camion pour un salaire de 70 euros par jour : un pied de nez aux règles européennes sur le transport de fret. Eric Albert cite un ancien routier qui a fondé une association de défense des conducteurs : « Le problème n’est pas l’Europe, mais son incapacité à faire appliquer les règles qu’elle a édictées, regrette Edwin Atema. Laisser faire ces tricheries généralisées fragilise le marché unique. J’aimerais bien voir la Commission européenne réagir parce que, pour l’instant, l’Europe sociale n’existe que sur le papier. »

Au fait, qui est le patron de l’entreprise voyou ? Un entrepreneur lituanien, lequel « a été filmé en train d’asperger de gaz lacrymogène un chauffeur qui avait osé refuser de démarrer tant qu’il ne serait pas payé. Des méthodes qui semblent lui réussir : sur les réseaux sociaux, il aime s’afficher à côté d’une Lamborghini. »

Coup de pression sur la France

Sans bolide, Eric Albert met le cap sur Sintra au Portugal. Cette fois il couvre le séminaire annuel de la Banque centrale européenne. Christine Lagarde et ses collègues doivent gérer le comportement erratique de la deuxième puissance économique de l’UE : la France. Déficit budgétaire à plus de 5 %. Dette à 110 % du PIB. Chaos à l’Assemblée nationale. La BCE doit choisir : soit laisser les marchés punir la France, au risque d’emporter l’UE dans la tourmente ; soit racheter de la dette française, au risque d'envoyer un chèque en blanc au prochain gouvernement. Eric Albert cueille l’avis d’un ancien banquier central présent sur place : « Beaucoup de gens disent que ce serait bien si la France pouvait avoir un peu peur ».

De retour à Londres, le journaliste choisit la Pologne pour sa chronique. Voilà vingt ans que le pays est entré dans l’UE avec des résultats spectaculaires : « Le produit intérieur brut (PIB) par habitant est passé de 48 % à 82 % de la moyenne de l’UE en vingt ans, le chômage a presque disparu, l’exode de la population vers l’Europe occidentale (…) est terminé. Selon le Polish Economic Institute (PIE), la croissance polonaise a été 40 % plus élevée que si le pays n’avait pas rejoint l’UE. » Le tout grâce aux fonds européens. Mais la jeunesse polonaise - qui n’a pas vécu le joug de Moscou - hausse les épaules face à la générosité de Bruxelles. Le zloty reste la monnaie nationale, et non l’euro. Et comme l’écart des salaires avec l’Europe de l’ouest se réduit, la Pologne recevra moins d’aide de l’UE à l’avenir. De Londres, Eric Albert sent le vent tourner : « L’économie ne suffit pas à elle seule à convaincre du projet européen (…). Il faudra trouver d’autres arguments pour résister au populisme ».

On meurt plus tôt à Hartlepool

Et c’est ainsi que le correspondant du Monde au Royaume-Uni - pays qui a quitté l’UE - est devenu un médiateur efficace et limpide pour raconter l’UE. Comme si, de l’autre côté de la Manche, on voyait mieux l’Europe, ses atouts et ses faiblesses. D’autant que le journaliste est aux premières loges pour suivre le déclin de l’économie britannique. Laquelle imite « la lente crevaison d’un pneu » : depuis le Brexit, le commerce de biens a plongé de 10 % alors qu’il a crû de 5 % dans les pays du G7. La cause ? Frais et paperasse pour importer de la viande, du poisson, du lait, des fruits et légumes. Idem pour les exportations, avec une surprise : le Royaume-Uni commerce moins avec l’UE, mais aussi avec le reste du monde. En fait le Brexit a rouillé toute la machine à vendre et à acheter - sauf les services financiers.

Et à chaque fois qu’Eric Albert part en reportage dans son pays d’adoption, il se frotte à la misère. À Hartlepool, au nord-est de l’Angleterre, l’espérance de vie chute : 76 ans en 2022 contre 77,6 ans en 2013, soit « à peu près au même niveau que l’Algérie ou le Vietnam ». Un habitant lui fait visiter son logement : « La porte et les fenêtres défoncées ont été clôturées par des planches de bois. Pour entrer chez lui, il lui faut prendre la contre-allée où des ordures jonchent le sol. Un canapé éventré a été laissé à l’abandon entre deux maisons. Un réfrigérateur renversé gît par terre. » Un jour l’homme vole du poulet dans un supermarché, juste pour se faire piquer : en prison, il aura deux repas par jour.

On déprime au sud de Londres

Au-delà de Hartlepool, des régions entières du nord de l’Angleterre sont à l’abandon. Au même moment, au sud de Londres, il y a course hippique : en tribunes d’honneur, « il faut s’habiller pour l’occasion : hauts-de-forme et redingotes pour ces messieurs, robes de gala et chapeaux avec voilette pour ces dames. Les talons hauts rendent la déambulation sur l’herbe (...) périlleuse et comique. » Pourtant la jet set fait grise mine : « "Le pays va mal, les gens sont moroses, divisés", estime Mary-Jane Forster, 36 ans, son chapeau blanc en équilibre précaire sur la tête. "Regardez ça, s’exaspère son mari Shane Harries qui vient d’Afrique du Sud. C’est amusant mais qu’est-ce que c’est pompeux. Colonial même !" »

Alors Eric Albert se souvient de son arrivée au Royaume-Uni il y a vingt ans : « Les commandes reçues par le jeune journaliste que j’étais consistaient souvent à décrire les réussites du système britannique. Pourquoi le chômage est-il si bas ? Pourquoi l’intégration des minorités ethniques fonctionne-t-elle mieux qu’en France ? Comment les Britanniques font-ils pour faciliter la création d’entreprises ? Londres était hors de prix, les Anglais achetaient des grandes villas dans le sud de la France et la livre sterling valait 1,50 euro. »

Pénurie de salades

Nourri de libéralisme dans un pays anglo-saxon, Eric Albert prend alors la défense de tradeurs britanniques jugés pour avoir manipulé le Libor et l’Euribor, deux taux d’échanges entre banques. Le journaliste a beaucoup écrit sur le sujet avec la même analyse : les tradeurs sont innocents puisqu’ils n’ont fait qu’obéir à leurs patrons. Or la justice britannique en décide autrement ; ce qui irrite le correspondant du Monde à Londres. Au passage, Eric Albert semble oublier que tout salarié a le droit de désobéir dès lors qu'il active sa conscience professionnelle. Mieux : le salarié doit donner l’alerte.

À peine le journaliste a-t-il pris parti qu’il repart au charbon : de Londres, il décrit le dumping social sur des ferries qui traversent la Manche (2024). Il raconte une pénurie de salades dans un pays qui veut manger des fraises toute l’année (2017). Il interviewe des laveurs de voitures étrangers qui travaillent dur et moins cher que les brosses automatiques (2019). Il monte à Liverpool pour écouter les habitants le jour où décède Margaret Thatcher (2013). Il explique comment le SMIC britannique a comme corollaire le plongeon des aides sociales (2024). Il philosophe sur les statistiques en économie, après que des experts ont joué au yoyo en Irlande puis au Royaume-Uni (2023).

Et voilà comment un journaliste, à défaut de convertir tout lecteur au libéralisme, l'aide à apprivoiser le moteur, jusqu’à rendre humains 26 gouverneurs qui arrivent à Francfort en costume sombre, cravate, chapeau : ils vont débattre puis trancher sur les taux d’intérêt.

Crise à la BBC

Coïncidence : au moment où le Royaume-Uni retrouve une majorité travailliste après quatorze années de pouvoir conservateur (et destructeur), Eric Albert choisit de mettre les voiles. Le 23 juin 2024, il parcourt son pays d’adoption une dernière fois. Sur la route il note que depuis le Brexit, « le lycée français à Londres a fermé après le départ de nombreuses familles. Et la livre sterling a baissé de presque 20 %. » Mais même sur le départ, un pédagogue de l’économie libérale tient à remplir sa mission : au moment où, du RN à LFI il pleut des promesses en France, il explique comment les agences de notation s’y prennent pour distribuer les bons et les mauvais points (19 avril 2024).

L’un de ses ultimes articles en tant que correspondant à Londres est un portrait de la BBC en crise, après une série de coupes - le média public britannique a perdu 30 % de son budget depuis 2010 et ôté 1 800 emplois. Comme si le professionnel était pris d'un doute : malgré ses convictions libérales, peut-être songe-t-il que l'État reste utile pour sauver la liberté de la presse, à une époque où les industriels s'emparent d’une télé, puis d’une radio, puis d’un magazine. Tandis qu'un journaliste aux aguets tourne la page britannique, souhaitons que, dans Le Monde ou ailleurs, il continue à nous surprendre. Car loin de rester dans son couloir comme nombre de ses collègues - éditorialiste, chroniqueur, reporter... - il a su relier Francfort (BCE) à Hazeldonk (parking d'autoroute) pour nous faire aimer l’économie. D'où un mot pour conclure cette chronique : merci.

Noémie et Renaud Canard     

Articles d’Eric Albert cités
par ordre chronologique :


M. Cameron veut un statut d'observateur dans la négociation sur la zone euro. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 16 décembre 2011. L’un de ses tout premiers articles visibles sur lemonde.fr. À l’époque, le site ouvrait encore les « guillemets » "à l’anglo-saxonne". En relisant cet article, on ne peut s’empêcher de penser : à l’époque où le Royaume-Uni faisait partie de l’UE, ce pays a clairement empêché l’Union européenne d’organiser son économie et sa monnaie pour mieux se protéger. Sur demande des Etats-Unis ?

Margaret Thatcher : A Liverpool, les habitants n’ont rien oublié ni pardonné à la Dame de fer. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 17 avril 2013.

Le premier paragraphe de l’article donne l’ambiance : « A l'annonce du décès de Margaret Thatcher, le 8 avril, la mère de John Grimway s'est mise à danser. "Elle a 80 ans, mais je n'arrivais plus à l'arrêter !" Alors que les funérailles de l'ancienne première ministre britannique se déroulent en grande pompe mercredi 17 avril, devant plus de 2 000 dignitaires du monde entier, lui-même prépare sa propre cérémonie : "J'ai l'intention de me bourrer la gueule pour célébrer ça !" »

Le dernier paragraphe de l’article semble donner raison à la Dame de fer : « Révolté par la misère de son enfance, Paul Manning est aujourd'hui entrepreneur. Il possède plusieurs petites entreprises, dont la radio Anfield FM, dédiée aux supporteurs de l'équipe de Liverpool. "Par nécessité, je suis devenu capitaliste", reconnaît celui dont le père était communiste. Sans doute l'épilogue dont Margaret Thatcher rêvait. »

Oxford loin des clichés de Harry Potter. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 11 janvier 2016. La plus ancienne université d’Angleterre vue par la photographe Joanna Vestey. Laquelle recherchait l’immobilité dans les 30 clichés qu’elle a sélectionnés pour l’ouvrage. Quelques photos sont visibles sur le site du Monde.

Le Royaume-Uni aux prises avec la « crise de la laitue ». Article d’Eric Albert dans Le Monde du 8 février 2017.

Au Royaume-Uni, des laveurs de voiture symbole d’une certaine dérive de l’économie. Reportage d’Eric Albert dans Le Monde du 4 décembre 2019.

Voyage au cœur de la BCE, tour de contrôle de l’euro. Reportage d’Eric Albert à Francfort, Allemagne, dans Le Monde du 24 février 2023. Peut-être le meilleur article d’Eric Albert, du moins selon le jury du Canard enchanté 🙂

« Mesurer l’état de l’économie relève actuellement de la devinette ». Chronique d’Eric Albert dans Le Monde du 12 septembre 2023.

Extrait : « Mesurer l’état de l’économie actuellement relève de la devinette. Et, pourtant, les décideurs – gouvernements, entreprises, banques centrales – doivent choisir leur feuille de route en essayant de prédire l’avenir. Il leur faut prévoir un budget, des investissements, une hausse ou une baisse du taux d’intérêt en fonction d’événements futurs qui sont déterminés par un présent mal compris. Dans l’environnement actuel, cela risque de signifier des erreurs majeures à répétition. »

« Sur les chambres de compensation, la France a préféré tuer la réforme plutôt que de faire un cadeau à l’Allemagne ». Chronique d’Eric Albert dans Le Monde du 12 mars 2024.

On y découvre que les chambres de compensation - dès qu'une transaction boursière a lieu, elles réalisent l’échange effectif entre le titre de propriété de l’action et le versement de l’argent - vont rester à Londres plutôt que partir en Allemagne. Car la France a saboté le texte européen. Résultat : des opérations financières sensibles au sein de l’UE continuent d’être supervisées au Royaume-Uni, pays qui a quitté l’UE.

Le dumping social sur les ferrys en Manche sur le point d’être interdit. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 19 mars 2024. À noter l’orthographe étrange du mot ferry écrit au pluriel dans le titre : Le Monde choisit ferrys alors que le dictionnaire Le Robert indique ferries.

Décrié lors de son instauration, le salaire minimum britannique est désormais salué. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 1er avril 2024.

A la BBC, coupes budgétaires et crise de la transition numérique. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 15 avril 2024.

En attendant la note de la France, comment les agences distribuent les bons et les mauvais points. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 19 avril 2024.

Scandale Libor-Euribor : un jugement anglais jette l’incertitude sur les règles des marchés financiers. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 19 avril 2024.

Depuis le Brexit, le lent effritement du commerce britannique. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 3 mai 2024.

« En Pologne, l’ivresse pro-européenne des premières années dans l’UE est passée ». Chronique d’Eric Albert dans Le Monde du 21 mai 2024.

L’exploitation des chauffeurs routiers à travers l’Europe : jusqu’à trois ans de suite dans leur camion pour 70 euros par jour. Reportage d’Eric Albert à Hazeldonk, Pays-Bas, dans Le Monde du 5 juin 2024.

Au Royaume-Uni, à la veille d’élections décisives, voyage à la rencontre d’un pays en panne. Reportage d’Eric Albert dans Le Monde du 23 juin 2024.

Pour la Banque des règlements internationaux, « la dette publique des économies avancées est désormais aussi élevée qu’à la fin de la seconde guerre mondiale ». Article d’Eric Albert dans Le Monde du 30 juin 2024.

Au Royaume-Uni, le futur gouvernement manquera de marges de manœuvre budgétaires. Article d’Eric Albert dans Le Monde du 1er juillet 2024.

Face à l’instabilité politique française, le grand embarras de la Banque centrale européenne. Reportage d’Eric Albert à Sintra, Portugal, dans Le Monde du 4 juillet 2024.

Et voici le premier article d'Eric Albert après son retour de Londres : Comment la petite Lituanie est devenue un géant des transports routiers en Europe. Article publié le 29 juillet dans Le Monde.

...mais le 9 août 2024, il était déjà de retour à Londres : Au Royaume-Uni, la fin prochaine de deux siècles d'exemption fiscale pour les riches étrangers. Pas facile de quitter un pays qu'on aime !

...et le 14 janvier 2025 Eric Albert est à Montoir-de-Bretagne en Loire-Atlantique : Yara, numéro 1 de l'anglais, s'apprête à mettre les voiles pour les États-Unis en laissant 130 salariés sur le carreau. Motifs : ses engrais haut de gamme à base d'ammoniac ne trouvent plus assez de clients chez les agriculteurs ; et les normes antipollution se révèlent coûteuses. Résultat : la France importe des engrais moins chers et bas de gamme. D'où viennent les tonnes d'urée sous forme de granulés ? De Russie... Article du Monde publié après la mise en ligne de cette chronique.

…et le 8 février 2025, Eric Albert rentre des Pays Baltes pour décrire comment trois pays totalisant six millions d'habitants s’affranchissent de la Russie pour leurs besoins en pétrole, gaz, électricité. Pendant ce temps, des pays comme l’Allemagne et la France continuent d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) de Russie, renforçant ainsi une économie de guerre. Article du Monde publié après la mise en ligne de cette chronique.

🖊️ Mis bout à bout, vingt articles chuchotent : mettre des sujets parfois techniques à la portée de tous, c’est un métier.

* Image d’illustration : ouverture de l’article d’Eric Albert Voyage au cœur de la BCE, tour de contrôle de l’euro, dans Le magazine du Monde le 24 février 2023. Au risque d'insister : peut-être le meilleur article d’Eric Albert, du moins selon les rédacteurs du Canard enchanté.