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Le voyeur des piscines était armé

Le voyeur des piscines était armé

...d'un téléphone mobile. À Paris Laurène Daycard, journaliste, témoigne de sa mésaventure. Mais que nous disent les 142 avis sous sa signature ?

Un sac à dos placé au-dessus de la cloison, avec un trou dans le tissu. Alors que la journaliste Laurène Daycard se rhabille à la piscine Georges-Hermant, elle repère la lentille d’un téléphone mobile. Elle tente en vain de tirer le sac vers elle. Elle alerte un agent d’entretien. La police tarde, l’individu reste calfeutré dans sa cabine. Finalement il est menotté puis passe la nuit au commissariat : garde à vue.

Trois jours plus tard, voici Laurène Daycard au tribunal judiciaire de Paris. En comparution immédiate pour voyeurisme aggravé, l'homme encourt deux ans de prison et 30 000 € d’amende. Son profil : 38 ans. Formation d’informaticien. N’a jamais travaillé. Perçoit le RSA. Vit dans une chambre de bonne. N’a jamais eu de relation sentimentale. Le juge ordonne le renvoi du procès au 13 juin, dans l’attente d’une expertise psychiatrique.

Dans son témoignage publié par Le Monde, Laurène Daycard décrit d’abord sa stupeur dans la cabine, puis sa réactivité pour confondre le voyeur, puis sa colère en découvrant des centaines de témoignages sur Internet, et enfin ses larmes au tribunal, quand le prévenu tente de se dédouaner : « J’ai déjà vu dans les piscines d’autres hommes faire la même chose que moi. »

Dès lors la journaliste revêt le costume de la lanceuse d’alerte : son post sur Instagram est vu plus de 200 000 fois. Elle cite d’autres femmes victimes d’un « fait de société », d’une « violence systémique », d’une « appropriation de nos corps de femmes », soit les symptômes du « patriarcat ». Pas tous les hommes, mais tous des hommes, souligne-t-elle pour nuancer son propos : à défaut de généraliser, un camp a le monopole du délit.

Un article, 142 contributions

Quand son témoignage paraît le 13 avril 2025 dans le magazine du Monde, il y a un hic : la rédaction sème le flou sur la nature exacte de l’article. « Propos recueillis par Marlène Daycard », indique le journal sous le titre : Affaire du voyeur de la piscine : « Comment j’ai lancé l’alerte ». En réalité la journaliste n’a interviewé personne : elle raconte son propre vécu, un épisode encore à vif, à Paris, dans une piscine. Elle décrit les faits, ses émotions, ses recherches sur le web, jusqu’à la réaction officielle d'un maire adjoint à la Ville de Paris.

Mais surtout, il pleut des commentaires sous sa signature : 142 au total. En effet l’Internaute peut cliquer sur Contribuer s’il est abonné au journal. Tous ont un pseudo : on ne peut pas toujours savoir si l’auteur de l’avis est une femme ou un homme. Tous ont un point commun : le voyeurisme est un sujet, un vrai, qui les pousse à réagir. La majorité se dit choquée ; d’autres relativisent les faits. Même si les lecteurs du Monde appartiennent aux CSP+, ils ouvrent l’éventail des réactions possibles au café du commerce. D’où un plongeon dans 142 messages de deux ou de dix lignes : voyeurisme en 2025, qu’en disent 142 abonné·e·s ?

Pour ou contre la mixité

D’abord, que la mixité dans les vestiaires mérite d’être débattue : sujet mis en haut de la pile. Celina note : « Cela facilite le voyeurisme. Les femmes doivent pouvoir être tranquilles quand elles se changent, c'est la base ». Dragon Celeste ajoute : « C’est contradictoire de mettre des affiches pour dire au public de se savonner avant d'entrer dans les bassins, et en même temps d'avoir supprimé les vestiaires non mixtes ». Seccotine souligne : « La douche, le déshabillage, relèvent quand même du domaine de l’intime ». Ouf témoigne : « Les douches mixtes, en particulier, sont un grand moment d'inconfort ». Lalie proteste : « Je ne comprends pas pourquoi les vestiaires ne sont plus séparés. C’était tellement mieux… On peut se dénuder, on ne craint pas le regard des hommes et/ou leurs gestes suspects… »

Mais une minorité d’Internautes n’est pas d’accord. Hein écrit : « Les piscines avec des vestiaires mixtes sont bien mieux "fréquentées" que celles qui s'en tiennent aux douches séparées (…). Car partager des vestiaires avec l'autre sexe, sans nuire à personne, suppose une forme de civilité (…) qui s'acquiert entre autres par la pratique ». 3Dclic constate : « Fréquentant cette piscine, je n'ai jamais observé de tels agissements inadmissibles, et heureusement relativement rares. Vestiaires et douches sont bien éclairés. Et il me semble que 99 % des usagers, hommes et femmes, ont un comportement tout à fait correct. Renoncer à la mixité ne me semble pas être la solution. Par contre l'intransigeance sur tout comportement suspect doit être la règle ».

Les hommes, les cloisons

D’autres signalent que dans les vestiaires hommes, c’est loin d’être le paradis. From HK : « Il faut voir ce qu’il se passe dans les vestiaires hommes de la piscine Suzanne Berlioux aux Halles, avis aux connaisseurs aha ! » Jean Guimauve : « Il y a aussi beaucoup de voyeurs homosexuels ». JeanJean confie : « En tant qu'homme, j'ai croisé le regard d'autres hommes, insistant, à en devenir étouffant ». D’autres enfin disent que le voyeurisme se décline au féminin : nous y reviendrons plus loin.

Mixtes ou non, les vestiaires suscitent une vague de critiques qui se concentrent sur les cloisons : trop fines, trop hautes au sol, trop basses sous le plafond. Chaque trou dans le bois est une porte ouverte aux voyeurs. Francilien remonte le temps : « Dans les années 90 il y avait déjà des trous percés dans les cloisons séparant les cabines. On mettait une serviette ou un sac devant, avant de se changer ». Fierabras, ancienne nageuse de compétition, fait le même constat : « Nous connaissions les trous dans les parois (…). Les mecs passent leur tête sous les vestiaires pour te mater ». Plusieurs disent arriver avec du chewing-gum ou de la patafix, puis elles inspectent leur cabine. GwenLandes appelle les responsables des piscines à être attentifs au moindre trou, puis à le reboucher aussitôt.

Crime du patriarcat ?

Après les questions pratiques sur l’organisation des piscines, les lecteurs du Monde rebondissent en masse sur l’argument de la journaliste : le voyeurisme chez les hommes refléterait une société patriarcale où le corps des femmes demeure une proie. Or le troisième sujet le plus abordé dans les Contributions est loin de faire l’unanimité. Alors que Baka proteste contre « ces multiples versions de domination et d’appropriation plus ou moins anonymisées de nos corps », G Freeman ironise : « C'est quoi un crime du patriarcat ? C'est quoi un corps de minorité de genre ? "Un corps de minorité de genre". Si si, c'est écrit. Je lis le Monde ou un tract de l'UNEF à Science Po ? » Sodade, elle, a une pensée pour les ados : « Je pense aux jeunes filles confrontées à ça qui ne savent pas se défendre et qui n'osent pas réagir... Ça pourrait être ma fille ». Quant à TousEnsemble, il s’interroge sur un nouveau #Metoo chaque semaine : « "MeToo quelque chose" (…) entretient un climat de méfiance voire de paranoïa dans les relations entre hommes et femmes, qui n'ont jamais été aussi hargneuses et complexes. Et si on s'autorisait une pause sur tous ces sujets, voire un armistice ? »

Sauf que pour signer la paix des braves, il faut être deux. CatV ne semble guère y croire : « Décidément, les hommes et leur pathologie sexuelle ». LaRonche a un autre point de vue sur le désir : « L’instinct sexuel comporte une part de prédation, oui, et c’est ce qui nous fait vivre. Ça a des à-côtés déplaisants, mais éliminer la part animale en nous, à supposer que ce soit possible, éliminerait notre humanité ». Une formule revient dans les avis : « Tous des hommes, tous les mêmes ». Lyliane dénonce « le viol de l’intimité », elle dit ne « jamais se sentir en sécurité ». Youtoumi résume : « C’est dégueulasse et indéfendable ».

Piscines hors frontières

Face à une possible guerre des sexes, des Internautes interpellent les agents des piscines pour mettre le holà. HoKuToShinken questionne le management par la direction : « Le témoignage pose une vraie question sur le modèle de gouvernance des piscines à Paris. Qu'est-ce que cela coûte à un agent de la piscine à faire une veille par des rondes régulières aux vestiaires ? » 3Dclic appelle à davantage de vigilance : « L’intransigeance sur le moindre comportement suspect doit être la règle, et les victimes doivent pouvoir en parler sans crainte vis-à-vis du personnel, et si besoin porter plainte sans risquer le dénigrement ». Beaucoup demandent la fin d’une forme d’indifférence : chaque délit de voyeurisme doit être repéré, traité, sanctionné.

À ce point de la discussion, des Internautes éprouvent le besoin de franchir les frontières. Comment ça se passe à la piscine en Islande, en Allemagne, en Suisse ? « Et dire que les Islandais(es) se changent nu(e)s par sexe dans des vestiaires non compartimentés, quand ils vont dans leurs bains géothermiques… » observe JePG. Nuançons le propos avec Aetieus : « En Islande, dans la grande piscine de la capitale, les douches sont genrées et surveillées par un agent ou une agente, du même sexe bien évidemment. Et on la prend nus. Bien plus hygiéniques et safe ». Même souci de la précision sous la plume de Xavier Serge : « Dans toutes les piscines allemandes où j’ai nagé, les douches sont naturistes, mais non mixtes ». Quant aux saunas allemands, Raphaël assure que « tout le monde est à poil. L'éventuelle émotion ressentie ne dure pas. La nudité omniprésente a vite fait de désérotiser la situation ». Mais d’autres avouent qu’en voyage en Europe du Nord, ils n’ont pas osé franchir le pas : question de culture.

L’IA et le voyeurisme XXL

Mais à travers le témoignage de la journaliste Laurène Daycard, un point concentre l’inquiétude des Internautes. Ce point constitue une « circonstance aggravante » au délit de voyeurisme. Car l’individu ne « matait » pas : il filmait avec un téléphone mobile. Soudain, le fait divers change de dimension. Avec un smartphone on filme, on stocke, on diffuse. Les réseaux sociaux - plus ou moins modérés - colportent la scène sur la planète, y compris les sites pornographiques. AAA saisit la bascule : « Cette histoire n’aurait aucun sens sans la question de la caméra (…). Un voyeur est une chose, et franchement pas très grave. Mais c’est tout autre chose quand il y a déversement d’images sur le Net ». Garance se souvient avoir vu « le bout d'un smartphone avec un tout petit objectif. D'abord surprise, j'ai donné un grand coup de pied et, j'espère, cassé l'appareil ». Carmen revoit un homme avec un téléphone mobile à la main, à la piscine de Carhaix : « Le téléphone n'est pas interdit, mais la captation d'images l'est », lui répond étrangement la surveillante. Quant à Toledino, il détaille ce que les nouvelles technologies peuvent faire : « Il existe des caméras espions sans fil, minuscules ou intégrées, dans des aérateurs, des détecteurs de fumée, des horloges, pour quelques dizaines d'euros ».

D’où la question que pose Pat Cartier, à propos du voyeur de la piscine : « Comment peut-on encore se comporter de cette manière, prendre des risques pour sa sécurité et sa réputation, traumatiser gravement des personnes qui ne demandent qu'à être tranquilles, tout ça pour obtenir au bout du compte des images de mauvaise qualité ? » Car aujourd’hui, « la technologie permet d'avoir sur simple commande toutes les images bluffantes que l'on veut ». On peut même « passer commande d'une attitude, d'un visage, d'un décor en arrière-plan moins glauque qu'un mur de douche de piscine ».

Mis bout à bout, chaque témoignage sur le voyeurisme 2.0 en 2025 laisse entrevoir le voyeurisme 3.0 en 2030 : une IA filmera n’importe quelle personne dans la rue, puis la déshabillera en quelques secondes, puis la fera se promener toute nue n’importe où sur la planète, de dos puis de face. 2030, fin de l’intimité, fin de la vie privée ? Des Internautes du Monde y ont déjà songé.

Regarder la poitrine des femmes

Enfin, quelques Internautes pointent le voyeurisme… de Laurène Daycard, quand elle confie à la fin de son témoignage : « Je suis retournée nager, dans une autre piscine, avec des vestiaires non mixtes, cinq jours après la plainte. Dans la douche, j’ai longtemps laissé couler l’eau sur mon corps. J’observais dans la brume ceux des autres femmes. La plupart avaient baissé le haut de leur maillot pour se savonner les seins à l’air. Je les observais, indifférentes à mon regard posé sur elles, et je me sentais enfin légère. Comme si la tristesse accumulée ces derniers jours s’évaporait enfin ».

Observer les seins des autres femmes, est-ce du voyeurisme ? Lukamanoir avoue son embarras à la lecture du paragraphe : « Suis-je le seul gêné par (…) la contemplation des seins nus de ses voisines, regard qui devrait forcément être bienveillant et neutre ? » Idem pour Alex23 : « La dernière phrase où vous regardez d'autres femmes se laver les seins à l'air me gêne car quelques chapitres au-dessus vous écrivez qu'il n'y a que des hommes qui sont voyeuristes, et ceci à cause du patriarcat. Pourquoi exclure la possibilité que des femmes viennent à la piscine juste pour regarder d'autres femmes à moitié nues ? » Myco renchérit : « Certes il n'y a pas captation d'images, mais pour le reste je ne vois pas trop la différence avec le cas décrit précédemment ».

Mais ce point de vue est loin de faire l’unanimité : d’autres Internautes avouent regarder le corps des autres, à la piscine ou à la plage, quitte à « se déplacer discrètement pour mieux voir un décolleté ». D’où la nuance entre voir et scruter. Apprécier la beauté d’une femme ou d’un homme est une chose. Le manger du regard en est une autre. Le filmer est un vertige sur le futur de l’humanité. Laurène Daycard a sans doute cru bien faire en évoquant son regard sur les seins des femmes à la douche. Le passage aurait-il mérité une relecture ?

Brouillard au Monde

Au-delà du dernier paragraphe, le témoignage de Laurène Daycard dans Le Monde suscite bien des critiques sur la forme. « En tant que femme (qui a aussi vu des trous dans les murs des toilettes toute sa vie sans ressentir le besoin d’être reconnue comme victime), le ton de cet article m’a mis extrêmement mal à l’aise » écrit Pom54. Mulobavar trouve le récit « dramatisé ». PMF évoque « le pathos de l’article ». Son « style romanesque » a aussi troublé Four Carlton Gardens qui ajoute : « Quel intérêt de préciser que le bureau du policier était couvert d'écharpes de l'OM ? ». Détail que relèvent d’autres Internautes qui soulignent le côté anti-hommes du texte. Plus sévère, Atome trouve que la journaliste « se la raconte ». Tartinbînge lui reproche d’avoir décrit le coupable et son physique « de gringalet ». Catherine Robin enfonce le clou : « Même quand elle pleure au tribunal, il faut qu’elle cite un bouquin ! » Tricodon conclut : « Un tel article vaut au moins le Pulitzer ».

Rares sont les Internautes à avoir fait la différence entre témoignage et article. JeanJean en fait partie : « Je crois que je viens de lire un témoignage poignant, non un article sur le sujet. Je pense qu'une ou un journaliste tiers aurait dû s'en emparer et mettre de la distance, c'est-à-dire éviter que l'émotion (légitime du reste) ne prenne le pas sur le papier ». Malentendu amplifié par la manière qu’a le journal de présenter le texte : « Propos recueillis par Laurène Daycard ». D'autant que Le Monde publie très peu de récits personnels sous la plume de journalistes, qui plus est dans le sillage d'un buz sur Instagram : lectrices et lecteurs attendent d'abord des faits, de l’analyse, de la mise en perspective. « Propos recueillis par », « Article réservé aux abonnés » : Laurène Daycard aurait-elle fait les frais d’un cafouillage, le 12 avril 2025, à la rédaction en chef du journal ?

Sur l’échelle du drame

Parmi les 142 contributions, quelques-unes sortent du lot. Roudoudou pense que si la prostitution était légalisée, il y aurait moins de frustration. Marius Albufera raisonne de même avec les maisons closes. Mob Borane est persuadé que 99 % des femmes et des hommes sont indifférents aux autres : pas de quoi en faire un #Metoo des piscines. 3Dclic pense que tout repose sur l’éducation au respect. Trias Merigold estime qu’il faudrait revenir à une société où les femmes et les hommes seraient davantage séparés. Fabrice D propose des créneaux réservés aux femmes pour rassurer celles qui en ont besoin. Enfin, Audin Sapere ouvre le débat sur la violence des femmes, mettant en cause la formule « tous des hommes ». Garence 007 donne un exemple : elle a été victime d’une voyeuse et de son téléphone mobile. « Je me suis dépêchée de m'habiller et sortir pour voir ma voisine et lui faire honte. Elle était déjà partie », écrit-elle.

Enfin, bon nombre d’Internautes cherchent la juste place de l’événement sur l’échelle du drame : où situer les voyeurs des piscines par rapport aux viols de Mazan, la noyade d’un enfant, le burkini en Afghanistan, la guerre en Ukraine - sujet que la journaliste Laurène Daycard dit avoir traité dans un article récent ? Voir minuit à sa porte s’applique aussi aux blessures que l’on subit. Souffrir. Publier ? À une jeune femme de 23 ans qui lui conte une semblable mésaventure, Laurène Daycard lui donne ce conseil : « Protège-toi. Quand tu publies ton histoire, elle ne t’appartient plus. »

Dominique Canard     

Affaire du voyeur de la piscine : « comment j’ai donné l’alerte ». Témoignage de Laurène Daycard publié dans Le Monde du 13 avril 2025, modifié le 17 avril 2025.

Sous le témoignage de Laurène Daycard il y a 142 commentaires au jeudi 24 avril 2025. 40 contributrices et contributeurs ont exprimé clairement leur réprobation sur les faits décrits dans le témoignage, tout en soutenant l'autrice du document. 19 ont relativisé les faits, mais aussi la manière de les interpréter.

Sur le site du Monde figurent aussi une enquête et un reportage de Laurène Daycard :

La justice restaurative, un lieu de dialogue entre des auteurs et des victimes de violences conjugales est une enquête de Laurène Daycard publiée le 24 février 2024.

Près de Nantes, Julie, Jeanne et Marine, victimes de maris violents, acceptent de discuter avec Robert, Mathieu et Romain, auteurs de violences sur leurs épouses. La séance a lieu chaque vendredi de 17 h à 20 h pendant cinq semaines. Elle est encadrée par deux associations. « Comment en sont-ils arrivés là ? Pourquoi n’ont-ils pas su détecter et enrayer la violence à temps ? Comment vivre désormais avec les blessures pour les unes, la honte pour les autres ? Toutes et tous espèrent apprendre ici à ne plus jamais retomber dans ces schémas », écrit Laurène Daycard en préambule de son article.

Au Mexique, la poétesse martyre de la cause des femmes : « Susana Chávez aurait eu 50 ans aujourd’hui » est un reportage de Laurène Daycard publié le 26 janvier 2025.

Au Mexique, Susana Chávez fut une pionnière de la lutte contre les féminicides. La poétesse et militante meurt à 36 ans, assassinée à Juarez le 6 janvier 2011. Depuis sa mort, la phrase « Ni una más » (« Pas une de plus ») est devenue un cri de ralliement. Juarez est l’une des villes du pays qui compte le plus d’homicides. Des centaines de croix roses sont visibles en divers lieux où des féminicides ont été commis.

Voici la manière dont Le Monde présente l'article Affaire du voyeur de la piscine : « comment j’ai donné l’alerte » sur son site web :

Affaire du voyeur de la piscine témoignage de Laurène Daycard