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Petits pays font de la résistance

Petits pays font de la résistance

24 février 2022 : la Russie envahit l'Ukraine. 28 février 2026 : les États-Unis bombardent l'Iran. Quel parallèle entre deux guerres où petit pays défie le grand ?

Poutine et Trump ont deux points communs : ils lancent leurs troupes à la fin de l’hiver ; ils s’embourbent alors que l’adversaire est petit. Ukraine et Iran n’ont ni la force militaire, ni la puissance économique de la Russie et des États-Unis. Pourtant deux guerres a priori gagnables en dix jours suivent la même trajectoire. Comment, au XXIe siècle où la technologie est reine, deux petits pays parviennent-ils à résister ? Pourquoi Iran et Ukraine défient-ils les lois de la guerre au point de garder l'initiative ? Deux conflits majeurs des années 2020 sèment le doute sur ce qu’est une victoire, sur ce qu’est une défaite, dans une décennie où la ruse semble l’emporter sur la force.

Ainsi un mois après que Trump a lancé l’opération « Fureur épique », l’Iran maintient la pression avec trois leviers : le contrôle du détroit d’Ormuz ; une menace sur l’industrie pétrolière et gazière au Moyen-Orient ; des actions surprises et lointaines, tel ce missile qui parcourt 4 000 km pour viser la base américaine de Diego Garcia - ce qui situe l’Europe dans son rayon d’action. Pourtant il pleut des bombes américaines et israéliennes, nuit et jour, en Iran. Mais ni les assassinats ciblés, ni la chasse aux lance-missiles, ni la destruction d’un poste de commandement n’empêche telle ou telle unité locale de prendre l’initiative en toute autonomie : un conteneur, une grotte cache peut-être un lanceur de missiles ou un stock de drones.

Le coup d’après

Et plus le temps passe, plus l’inquiétude monte : États-Unis, Royaume-Uni, France puisent dans leurs munitions pour protéger centrales à gaz, puits de pétrole, ports industriels, raffineries dans les pays du Golfe persique. Au même moment l’Iran gère ses stocks avec mesure pour tenir le plus longtemps possible. Son armée lâche des missiles bas de gamme importés de Chine ; ses meilleurs missiles balistiques serviront plus tard. Inutile de gaspiller : un tir de temps en temps suffit à semer le chaos dans l’économie mondiale.

Et c’est là que l’Iran agit avec plus d’intelligence que son agresseur, lequel se révèle un bien médiocre stratège : en lançant ses bombardiers sur Téhéran, jamais Trump et sa garde rapprochée n’ont envisagé « le coup d’après ». Et le coup d’après, c’est la manière qu’ont les autorités iraniennes de déplacer le conflit du terrain militaire vers le terrain énergétique, là où ça fait mal dans les pays riches. Car avec du pétrole cher et du gaz hors de prix, l’Occident plonge. Inflation, dépression, chômage : le cocktail est aussi détonant qu’une bombe américaine.

Or un petit pays peut encaisser des bombardements massifs tout en ayant une stratégie de harcèlement.

Pouvoir de nuisance

Ainsi en Ukraine, l’industrie locale fabrique un arsenal de drones qui s’écrasent ici sur une raffinerie, là sur un oléoduc, ailleurs sur un port ou un navire, toutes cibles situées en Russie jusqu’en mer Baltique, en mer Noire, et même dans l’Oural et l'océan Atlantique. Quatre ans après le début de la guerre, la Russie aurait perdu 40 % de ses capacités d'exportation de pétrole et de gaz. Les jets de drones ne mettent pas fin à la guerre, mais la question que l’Ukraine pose à la Russie peut se résumer ainsi : « Jusqu’à quel point es-tu prêt à mettre ton pays à terre, juste pour quelques km² de gagnés ? »

Même question de la part de l’Iran : « Jusqu’à quel point es-tu prêt à foutre ton économie en l’air, juste pour quelques sites en plus de bombardés ? »

Car en Ukraine comme en Iran, le pouvoir tient bon. Poutine échoue à renverser le gouvernement à Kiev. Trump et Netanyahou ont beau éliminer tel ou tel leader, une nouvelle tête repousse quelques heures plus tard à Téhéran - ou alors un chef local prend le relais. Démocratique ou dictatorial, le régime du petit pays s’habitue à fonctionner en gestion de crise. Et leurs leaders respectifs sortent grandis de l’épreuve : à Téhéran, plus personne n’a envie de manifester.

Petits et habiles

Et le plus étrange dans l’histoire, c’est que ni Poutine ni Trump n’ont fixé d’objectif précis à leur guerre. Certes Poutine a très peur de la démocratie, il pensait nommer un homme de paille à Kiev. Mais en 2022 il ignorait tout de la résistance ukrainienne, dans un pays qui sort de l'orbite russe. Idem pour Trump : voulait-il mettre la main sur le stock iranien d’uranium enrichi ? Voulait-il neutraliser les capacités offensives de Téhéran pour protéger Israël ? Voulait-il renverser le corps des gardiens de la révolution islamique, puis capter l’industrie pétrolière en Iran ? Mystère : Trump ne s’est jamais exprimé sur le sujet. Faire la guerre sans but et sans méthode : deux grandes puissances affichent au mieux une grande naïveté, au pire une bêtise dans la manière de mener puis résoudre un conflit.

Quoi qu’il en soit, deux petits pays souffrent en 2026. Ils plient, mais ils ne rompent pas.

Dès lors il faudrait s’interroger sur la place du militaire au XXIe siècle. Si bombarder mène à une impasse, ou pire à une crise économique chez soi, faut-il en déduire que l’agresseur est un perdant en puissance, même s’il possède l’arme nucléaire ? Faut-il replacer le militaire dans un cadre plus large, un « conflit » pouvant conjuguer mines et drones peu chers, cyberattaques par des hackeurs chevronnés, manipulation des opinions publiques, sabotages d'infrastructures, chantages à l'énergie, IA au service d’une propagande, soutien aux extrémistes ? Les années 2020 donnent une nouvelle perspective à la guerre en permettant aux petits pays de tirer leur épingle du jeu, à condition de se montrer agiles. Elles nous apprennent que celui qui a le plus d’argent n’est pas forcément le plus fort. Elles nous alertent sur le fait que l’intelligence reste l’arbitre de n’importe quelle friction, que ce soit entre deux individus ou entre deux nations.

Paix au nord

Voilà pourquoi celle ou celui qui, même à petit budget, manie avec virtuosité un discours, un logiciel, un drone, un virus, un agent IA, une équation quantique, puis se glisse dans la tuyauterie de l’adversaire après avoir analysé ses points faibles, se bâtit un pouvoir de nuisance qui peut mettre KO n’importe quelle « puissance ». L’argent ne garantit plus la victoire, le feu nucléaire non plus. Par un renversement de l’Histoire, les petits pays rivalisent avec les plus grands.

Pendant ce temps un autre petit pays dit « ouf » : quand Trump déclare la guerre en Iran pour faire oublier ses déboires avec les taxes douanières et l’affaire Epstein, il oublie de regarder vers le nord. Dans quelques années, le Groenland sera peut-être un petit pays indépendant.

Noémie et Tristan Canard     

Fureur épique, mode d’emploi :

Bloquer le détroit d’Ormuz :
Quand ils ont préparé leur guerre, les Américains n’ont pas imaginé que l’Iran pourrait bloquer le détroit d’Ormuz. Si tel avait été le cas, ils auraient pu prépositionner des radars, des navires, une couverture aérienne sur place. Voilà pourquoi Trump a avoué le 16 mars : « Personne ne s’y attendait, nous avons été stupéfaits ». Puis il a appelé au secours les pays européens : en vain.
La fermeture du détroit d’Ormuz est pourtant une doctrine que l’Iran a formulée dès l’année 2006 comme mesure de rétorsion en cas d’agression majeure. C’est ce que nous apprend Sylvain Domergue, professeur à Sciences Po Bordeaux et auteur de l’ouvrage « Géopolitique des espaces maritimes » (Dunod, 2025). Qui en offre un exemplaire à Donald Trump ?
L’Iran possède une unité spécialisée dans le contrôle de l’espace maritime. Celle-ci peut pratiquer la guérilla navale avec des vedettes et des patrouilleurs qu’elle associe avec des tirs de drones et de missiles peu onéreux de fabrication chinoise.
Les Iraniens possèdent aussi une flotte de drones sous-marins ou USV. Ils se montrent très efficaces sur une cible située entre 20 et 60 km.
À ce jour, les Etats-Unis n’ont pas de parade pour lutter contre les mines sous-marines.
Depuis le 20 mars, les Iraniens ont créé un passage par le détroit d’Ormuz qui longe leur côte, autrement dit par les eaux territoriales iraniennes. Les navires qui veulent emprunter ce couloir sécurisé doivent s’acquitter d’un péage de deux millions de dollars, soit 1,72 million d’euros.
Craindre les missiles et drones iraniens :
 En trois semaines de guerre, l’Iran a frappé 1 155 fois Israël et les pays du Golfe avec des missiles. Dans le détail : 140 au royaume de Bahreïn, 132 au Qatar, 218 au Koweït, plus de 300 aux Émirats arabes unis, 31 en Arabie saoudite, 340 en Israël.
En outre l’Iran a lancé de milliers de drones au Moyen-Orient : 70 au Qatar, entre 210 et 310 au Bahreïn, entre 500 et 550 en Arabie saoudite et en Israël, 1 700 aux Émirats arabes unis.
Source : cabinet de conseil danois Risk Intelligence.
 Vendredi 27 mars au soir, une attaque de drones et de missiles iraniens a frappé la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite. Douze militaires américains ont été blessés, dont deux grièvement. En outre des avions ravitailleurs américains ont été touchés. Information du Wall Street Journal qui s'appuie sur le témoignage de responsables américains et saoudiens.
Samedi 28 mars, des missiles et drones iraniens ont touché le site industriel de Kezad aux Émirats arabes unis. Des employés ont été blessés lors de l’attaque. La fonderie d’Al Taweelah a produit 1,6 million de tonnes de métal coulé en 2025. Son propriétaire, EGA, est le premier producteur d’aluminium au Moyen-Orient. La fonderie a subi des dommages importants. Il faudra environ un an pour réparer.
Perturber les flux de pétrole et de gaz :
Au Qatar, 2 des 14 trains de liquéfaction du complexe gazier ont été endommagés, ainsi qu’une usine. Résultat : le Qatar a perdu 17 % de sa capacité de production de GNL. Il faudra trois à cinq ans pour réparer.
En Arabie saoudite, un missile s’est écrasé sur une raffinerie située à 1 500 km des côtes iraniennes. Depuis ce jour, la mer Rouge et ses ports sont à portée de tirs iraniens.
Aux Émirats arabes unis, le point d’arrivée d’un des rares oléoducs terrestres permettant de contourner le détroit d’Ormuz a été visé.
Mais aussi des réservoirs d’hydrocarbures au royaume de Bahreïn, un aéroport au Koweït, un port à Oman.
Au total, 75 installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient auraient été touchées par les drones et missiles iraniens.
Pour tenter de calmer les cours du pétrole et du gaz, les Etats-Unis lèvent les sanctions sur le pétrole russe et iranien. Permettre à l'adversaire de financer sa résistance : quelle stratégie !
De tous les pays du Moyen-Orient, l'Iran est le seul à maintenir ses exportations de pétrole au même niveau qu'avant la guerre. Ses voisins exportent de 25 à 80 % de pétrole en moins.
Gérer les stocks de munitions :
Pour lutter contre les missiles et drones iraniens, les Américains utilisent les missiles intercepteurs Patriot et Thaad. L’un de ces derniers a été détruit en Jordanie. Deux autres ont été endommagés au Qatar et aux Émirats arabes unis. Les Américains sont allés en récupérer un autre en toute urgence en Corée du Sud, au grand dam d’un pays qui a une frontière commune avec la redoutable Corée du Nord.
Pour sa part, la France a recours aux missiles intercepteurs Aster et Mica. Car la France a des accords de défense avec les Émirats arabes unis et le Qatar. Là aussi les stocks fondent à vue d’œil, selon certains experts. 24 rafales volent au Moyen-Orient au lieu de 10 habituellement.
De son côté, l’Iran possède un stock de missiles à fragmentation difficiles à intercepter. Plusieurs ont percé le système de défense aérienne en Israël. Mais s'ils sont prévenus à temps et qu’ils se mettent à l’abri, les civils devraient en réchapper. Car selon les experts, les dégâts sont mineurs.
Un drone Shahed de fabrication iranienne coûte au maximum 7 000 dollars, doit 6 120 euros. Un missile intercepteur pour le neutraliser coûte plusieurs millions d’euros.
Rétablir la censure :
• Dans les pays du Golfe persique, il est déconseillé de filmer puis poster des vidéos montrant une épave de drone, ou pire un missile traqué par la défense aérienne. À Dubaï des touristes ont été inculpés pour « cybercriminalité ». Même les influenceurs millionnaires qui ont choisi Dubaï pour sa clémence fiscale ne parlent plus de la guerre sur leurs chaînes YouTube et Instagram.
Perturber des sites industriels américains :
Des pirates informatiques travaillant pour l'Iran ont pris pour cible des installations industrielles aux Etats-Unis dans le secteur de l'eau et de l'énergie. Ces sabotages à distance sont de plus en plus sophistiqués, selon une société israélienne qui scrute les pirates travaillant pour le régime iranien.
Croire Donald Trump sur parole :
Le 9 mars, il affirme : « la guerre est presque terminée ».
 Peu après, il se corrige : « La guerre durera 4 à 5 semaines ».
 Le 27 mars, son secrétaire d'Etat Marco Rubio le corrige à son tour : « Nos objectifs seront atteints dans les deux prochaines semaines ».
Puis offrir le mot de la fin :
 À Julia Tomasso, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques : « Pour les plus puissants militairement, frapper fort ne suffit plus. Pour le plus faible, la capacité à durer peut déjà constituer, en soi, une forme de résultat stratégique ». Tribune publiée dans Le Monde du 13 mars 2026.


Sources d’information :

Guerre en Iran : Israël et les Etats-Unis pris au piège d’un conflit asymétrique qui menace de durer. Article de Benjamin Barthe, Luc Bronner, Ghazal Golshiri, Hélène Sallon et Madjid Zerroucky dans Le Monde du 13 mars 2026.

 Guerre en Iran : la communication de guerre verrouillée des pays du Golfe. Article d’Isabelle Mandraud dans Le Monde du 13 mars 2026.

La guerre en Iran pèse sur les stocks de munitions, une source d’inquiétude pour les états-majors. Article de Chloé Hoorman dans Le Monde du 13 mars 2026.

« L’Iran a riposté en ouvrant la géographie des représailles, et accepte des dommages collatéraux élevés ». Tribune de Julia Tomasso, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques, dans Le Monde du 13 mars 2026.

Israël assume le risque d’un écroulement de l’Etat en Iran. Article de Louis Imbert dans Le Monde du 18 mars 2026.

« La guerre telle que la scénarise Donald Trump est mise à l’épreuve par un régime iranien prêt à tout pour survivre ». Chronique de Gilles Paris dans Le Monde du 18 mars 2026.

Dans le détroit d’Ormuz, une guerre navale asymétrique à l’issue incertaine. Article d’Elise Vincent dans Le Monde du 19 mars 2026.

Iran : les attaques se multiplient contre les installations énergétiques du Golfe, alimentant le spectre d’une « guerre du gaz ». Article de Marie de Vergès dans Le Monde du 19 mars 2026.

Donald Trump pris de court par l’escalade de la guerre contre l’Iran. Article de Gilles Paris dans Le Monde du 20 mars 2026.

Guerre en Iran : la politique de retenue des pays du Golfe de moins en moins tenable. Article de Benjamin Barthe dans Le Monde du 20 mars 2026.

« Une guerre des stocks » : le coût de plus en plus insoutenable en munitions du conflit en Iran. Article de Chloé Hoorman et Elise Vincent dans Le Monde du 21 mars 2026.

L’Iran prêt à poursuivre l’escalade militaire après trois semaines de guerre. Article de Louis Imbert et Elise Vincent dans Le Monde du 23 mars 2026.

En Iran, la désescalade dans la confusion de Donald Trump. Article de Claire Gatinois, Ghazal Golshiri et Gilles Paris dans Le Monde du 24 mars 2026.

Guerre en Iran : les patrons des multinationales de l’énergie craignent un point de non-retour du marché. Article de Nicolas Chapuis dans Le Monde du 24 mars 2026.

Détroit d’Ormuz : l’Iran affirme laisser passer les « navires non hostiles ». Article d’Harold Thibault dans Le Monde du 25 mars 2026.

 Guerre en Iran : Israël et les pays du Golfe s’inquiètent d’une sortie du conflit bâclée par Donald Trump. Article de Louis Imbert dans Le Monde du 27 mars 2026.

 Guerre en Iran : le mystère entretenu autour des troupes américaines envoyées pour faire pression sur Téhéran. Article d'Elise Vincent dans Le Monde du 27 mars 2026.

 Un pétrolier russe chargé de 140 000 tonnes de brut frappé par un drone, près du Bosphore. Article d'Emmanuel Grynszpan dans Le Monde du 27 mars 2026.

Le détroit d'Ormuz, carte maîtresse de l'Iran dans la guerre contre les Etats-Unis et Israël. Article de Claire Gatinois et Louis Imbert dans Le Monde du 7 avril 2026. Article publié après la mise en ligne de cette chronique.

Des hackeurs travaillant pour l'Iran ont perturbé des sites industriels américains. Article de Martin Untersinger dans Le Monde du 8 avril 2026. Article publié après la mise en ligne de cette chronique.

 La reconstitution de l’arsenal balistique de l’Iran contredit la thèse d’une victoire écrasante des Etats-Unis. Article de Claire Gatinois et Madjib Zerrouky dans Le Monde du 15 mai 2026. Article publié après la mise en ligne de cette chronique. On y apprend que l’Iran aurait rétabli l’accès à 30 des 33 sites de missiles situés le long du détroit d’Ormuz. En outre le pays aurait conservé 27 abris souterrains qui stockent des projectiles balistiques et des drones. Quelque 70 % des lanceurs mobiles de l’Iran seraient encore opérationnels. L'Iran aurait aussi conservé environ 70 % de son stock de missiles d’avant-guerre, dont des missiles de croisière à courte portée et des missiles balistiques. Chiffres révélés par le New Yok Times à partir d'informations des services de renseignement américains.

Post-scriptum du mercredi 8 avril 2026 : après 40 jours de frappes et un cessez-le-feu en Iran, où en est-on ? Le régime iranien reste debout. Il conserve son uranium enrichi. Il met en place un péage au détroit d'Ormuz. En conséquence, quel pays a remporté une bataille ? Quel pays a gagné la guerre 


Image d’illustration : « Épisode de la campagne de Russie en 1836 ». Peinture de Nicolas Toussiant Charlet visible au musée des beaux-arts de Lyon.